La Philharmonie Académique Suisse à été fondée en 2003. Elle se considère comme une plate-forme de rencontre et de promotion de jeunes talents, en premier lieu pour les étudiants de Hautes Ecoles, de Conservatoires, Universités et autres lieux de formation, mais aussi pour les intéressés se trouvant déjà dans le quotidien professionnel (musiciens ou autres) et est orientée dans un but professionnel. Elle mène ses projets dans un cadre temporel restreint.
Elle offre à tous les intéressés l’occasion attractive de jouer des oeuvres importantes de la littérature musicale. Ainsi collaborent dans le même orchestre des musiciens professionnels avec des étudiants de conservatoires et des musiciens doués, en majorités des jeunes talents. Ils sont reliés par l’idée commune de jouer avec grande motivation dans un orchestre symphonique de haut niveau et avec des solistes de renommée internationale. Le projet offre aux participants non seulement la possibilité d’enrichir leurs expériences musicales, mais aussi une formation continue ciblée. C’est chance rarement possible et réalisable en raison des structures habituellement séparées entre les mondes professionnels, semi-professionnels et amateurs et que même les musiciens professionnels, s’ils ne jouent pas dans une des grandes formations établies, ne rencontrent pas tous les jours.
Après le projet pilote de l’APhiS couronné de succès en 2003, l’orchestre réalise, avec des oeuvres des fameux trois „B“ (Brahms, Berg et Beethoven), cette fois aussi des pièces centrales de la littérature musicale. Alors que le leitmotiv du dernier projet présentait le thème complexe du „Fahrender Geselle“ (Le compagnon ambulant), le projet tente cette fois une approche approfondie des trois valeurs humaines fondamentales „joie, chagrin et consolation“. L’introduction du programme est le Chant du Destin de Brahms, qui transpose en musique de façon merveilleuse la mise en question de notre être. Le concerto pour violon d’Alban Berg parle musicalement de chagrin et de tristesse, mais aussi de la recherche de consolation pour un être aimé décédé. La neuvième symphonie de Beethoven, célèbre dans le monde entier, remporte la victoire contre le désespoir et la mort terrestre – comme dans la 5e symphonie qui passe de l’obscurité (mineur) à la lumière (majeur) - avec son ode immortel à la joie laissant oublier la surdité extérieure du compositeur qui le faisait désespérer.
Les violonistes Hansheinz Schneeberger (il aura 80 ans en octobre 2006 et les concerts que nous jouerons avec lui seront aussi en rapport avec son anniversaire) ainsi qu’un de ses anciens élèves, Kolja Lessing (actuellement professeur au conservatoire de Stuttgart), deux personnalités établies, ont été gagnés comme solistes et peuvent apporter un élément supplémentaire pour la transmission d’expérience musicale, aussi pour les jeunes participants. Pour les solos de chant dans la symphonie de Beethoven, des jeunes lauréats de concours seront engagés. L’APhiS a ainsi la possibilité d’être active dans la promotion musicale de la génération montante.
Avec le choeur Audite Nova Zug et son chef Johannes Meister une sonorité établie et la personnalité d’un chef de choeur apportent un élément supplémentaire pour une collaboration couronnée de succès.
C’est aussi une occasion unique pour la Philharmonie Académique et ses partenaires, que le projet 2006 de l’APhiS soit réuni avec les „Schweizer Musikfestwochen“ nouvellement fondé et que le programme puisse avoir lieu en tant que série dans le cadre du festival.